Lézard Vivipare

Lézard Vivipare

Nom scientifique
Lacerta vivipara
Classification
Squamata/Lacertidae
Taille
15 cm
Répartition
Europe et Asie du Nord
Régime alimentaire
Insectivore

Le lézard vivipare (Zootoca vivipara syn Lacerta vivipara) est une petite espèce de lézard de la famille des Lacertidés qui mesure au maximum 7 cm du museau au cloaque.
C'est un lézard qui occupe une aire de répartition extrêmement étendue en Europe et en Asie de l'Irlande à l'est de la Sibérie. Au nord on peut le rencontrer au delà du cercle polaire, au sud les Pyrénées les Alpes, les Balkans, le sud de l'Oural et le nord de la Mongolie en forment les limites. C'est une espèce vivant au sol dans des milieux divers mais dont l'eau n'est jamais absente : broussailles, tourbières, fossés et milieux un peu plus pierreux en altitude.
La tête est petite, le cou et la queue sont épais, les pattes plutôt courtes, la couleur est brune, très variable, avec surtout chez les femelles des bandes latérales sombres.
Comme son nom l'indique, les femelles mettent au monde des jeunes entièrement formés, elles sont en fait ovovivipares mais les populations des Pyrénées pondent fréquemment des œufs.

Lézard Vivipare

Le Lézard vivipare est une espèce diurne dont le besoin en chaleur n‘est pas très élevé. Chez ce reptile, les embryons se développent dans le ventre de la mère qui met au monde des jeunes entièrement formés. Ce mode de reproduction lui permet de coloniser les habitats les plus divers de plaine et de montagne, jusqu‘à plus de 2000 m d‘altitude. Dans les étages inférieurs de notre pays, il fréquente les clairières et les zones de reboisement, les lisières de forêts, les bordures de chemins forestiers, les marais et les tourbières. En altitude il habite les murets et les empierrements des pâturages, les forêts clairsemées, les pierriers et les éboulis orientés plus ou moins vers le sud. Grâce à son mode de reproduction, il n‘est pas lié, à l‘inverse du Lézard agile, à la présence d‘un type de sol déterminé pour l‘incubation des oeufs. On le rencontre donc également sur les prés marécageux et les toubières de pente pour autant que ces milieux offrent des emplacements secs et ensoleillés, des grosses pierres ou des souches. Ces sites permettent aux femelles gestantes de s‘exposer longuement au soleil pour un développement optimal et rapide des embryons.

Sur le Plateau, par temps ensoleillé, les premières sorties des mâles ont déjà lieu au début mars, même si la température ambiante ne dépasse pas les 10 °C. Ils se tiennent devant leur abri et ne se nourrissent pas encore. Leur coloration les rend peu visibles et leur assure une bonne protection. Ils sont plus discrets que le Lézard agile, se figeant à l‘approche de l‘homme. A la fin mars début avril, par temps clément, les femelles font leur apparition. Lorsque règnent des températures ambiantes de 15 à 20 °C, les animaux se contentent de brefs bains de soleil pour se réchauffer. Dès ce moment et durant tout l‘été, ils sont beaucoup plus difficiles à observer. Ils sont fréquemment dans la végétation, à la recherche de nourriture. C‘est seulement à la suite de périodes de mauvais temps qu‘ils recherchent à nouveau, pour de courtes périodes, des sites bien ensoleillés. Ils sont alors très peureux et se réfugient à la moindre alerte dans leur abri. A la fin de l‘été et en automne, les femelles gestantes deviennent plus visibles car elles nécessitent beaucoup de chaleur. Les mâles sont moins sédentaires et plus difficiles à détecter. Le régime alimentaire est constitué d‘invertébrés de toutes sortes: araignées, vers, mouches, chenilles, petits grillons et même fourmis.

Lézard Vivipare

Dès la fin mars, quelques belles journées suffisent pour les retrouvailles des deux sexes et l‘accouplement. En altitude, il faut souvent attendre le mois de mai ou de juin pour qu‘aient lieu les noces. La durée de la gestation dépend des conditions météorologiques. Si l‘été est bien ensoleillé, les premiers jeunes apparaissent durant la deuxième moitié d‘août. En revanche, si la saison estivale est froide et humide, des femelles gestantes peuvent encore être observées en octobre. Il est probable que des femelles entrent en hivernage alors qu‘elles sont encore gravides. Le nombre de jeunes par portée est d‘environ 5 à 8. Les jeunes peuvent habiter un même site, p. ex. une souche, et prendre des bains de soleil en restant très regroupés. Leur chance de survie est très réduite et seul un petit nombre d‘animaux atteindront l‘âge d‘une année. Parmi les prédateurs s‘attaquant tant aux adultes qu‘aux jeunes, on peut citer les petits carnivores, les insectivores, les rapaces, les corvidés, la coronelle lisse et les vipères. Pour les jeunes il faut ajouter les oiseaux de taille moyenne, p.ex. le merle, les grives, la pie-grièche, mais également les grands coléoptères somme les carabes. Après les premières journées froides d‘octobre, les lézards adultes, suivis peu de temps après par les jeunes, se réfugient dans leur abri d‘hivernage.

¤ Retour Accueil ¤